GESTION DES FONDS ALLOUES A LA SANTE

Lundi, 08 Mars 2010 12:43

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

La société civile veut voir clair

Voir comment sont gérés les fonds alloués au secteur de la santé à Bamako et dans la région de Koulikoro, c’est l’objet de la deuxième phase d’un projet que la Coalition des Alternatives africaines, dette et développement (CAD-Mali), à travers l’Observatoire national de la société civile (ONSC/Santé) a lancé le lundi 1er mars à la Maison du Partenariat.

Le lancement de cette 2ème phase dudit projet était placé sous la présidence du chef de cabinet du ministre de la santé, Dr. Mountaga Bouaré. Plusieurs invités de marque ont pris part à ladite cérémonie notamment le président de l’Assemblée régionale de Koulikoro, Sékou Fatamady Kanté, la représentante du conseil d’administration ONSC/Santé, Mme Assa Ba Diallo ; Soucko et Nouhoum Keïta représentaient valablement la présidente de CAD-Mali, Mme Barry Aminata Touré et les représentants de l’ONG diakonia de la Suède

La cérémonie du 1er mars s’inscrivait dans le cadre des activités de la deuxième phase du projet en question. Il s’agit d’attirer l’attention des décideurs sur le travail de l’ONSC/Santé dans le suivi budgétaire en vue de rendre effectif l’exercice du contrôle citoyen dans le domaine de la santé dans le district de Bamako et les communes urbaines de Koulikoro. Cette deuxième phase s’étend de décembre 2009 à janvier 2011. Il sera aussi question d’amener les décideurs à prendre en compte les préoccupations des citoyens dans le domaine de la santé lors de l’élaboration des plans municipaux, régionaux.

Le chef de cabinet du ministre de la santé, Dr. Mountaga Bouaré a affirmé que « l’implication de l’ONSC/Santé ne vise autre qu’à permettre à la société civile de ces communes de disposer d’instruments pouvant lui donner l’occasion de s’occuper de la gestion des structures sanitaires qui œuvrent pour elle. C’est le signe même de l’application concrète de la démocratie locale. Si le citoyen s’occupe du fonctionnement des centres de santé de proximité, ce qui fera qu’améliorer leur accès aux services de la santé à un coût acceptable pour tous ».

Pour le représentant de la présidente du CAD-Mali, Nouhoum Keïta, « ce projet d’une valeur de 26 millions de FCFA, contribuera à la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur de la santé à travers l’exercice du contrôle citoyen. Ceci implique le droit des citoyens le droit des citoyens à l’information et le devoir des décideurs à rendre compte ». Selon Nouhoum Keïta, après la réalisation de la première phase entre septembre 2008 et janvier 2009, cette seconde va mettre un accent particulier sur les actions de plaidoyer tant au niveau national que local et permettra aussi la poursuite de la collecte des informations.

Il faut rappeler que l’ONS/Santé a été créée en septembre 2006, sur initiative de la CAD-Mali avec l’appui financier et technique de diakonia. Il regroupe différents types d’organisations de la société civile malienne, notamment celles évoluant dans le domaine de la santé, des syndicats, des journalistes, des jeunes, des femmes etc. L’ONSC/Santé a pour mission de rendre traçable et lisible la gestion des fonds alloués à la santé. Il s’occupera de la veille sur l’utilisation des ressources financières mises à la disposition du secteur de la santé.

Abdoulaye Diakité