Le recul de la démocratie malienne en vue : Cheick Modibo Diarra sera-t-il le bourreau ?

Jeudi, 11 Mars 2010 15:05

50 000 FCFA pour chaque malien contrairement aux billets de 1000 F ou 2 000 FCFA, afin d’acheter les voix. C’est la proposition faite aux Sikassois par les amis du navigateur interplanétaire, Cheick Modibo Diarra.

Au titre de l’aide publique aux partis politiques, l’Etat vient d’octroyer plus d’un milliard à des formations politiques cette année. Cet argent doit normalement aller en grande partie dans la formation des militants, afin de vaincre une pratique qui gangrène la démocratie malienne. Cette pratique n’est autre que l’achat des voix des électeurs.

Au même moment où l’Etat octroi plus d’un milliard pour la formation civique des militants (en principe), les amis du probable candidat, Cheick Modibo Diarra ont envie d’encourager cette pratique malsaine.

Rôle des partis politiques non assuré

Force est de reconnaître que sur le plan de la formation civique des militants, une formation qui devrait bannir l’achat de conscience, les partis politiques n’ont pas su assurer ce rôle. Raison pour laquelle, sur ce plan, on peut dire que notre démocratie est moribonde. Comme si la situation en cours ne suffisait pas, les amis du navigateur interplanétaire mettent le pied dans le plat. Ainsi, veulent-ils faire de leur mentor (Cheik Modibo Diarra) le bourreau de la démocratie malienne ?

Explication

L’opération est à la phase des inscriptions. Des citoyens viennent s’inscrire dans le but d’avoir des ‘’crédits’’ d’une valeur de 50 000F CFA non remboursables à condition de soutenir Cheick Modibo Diarra. 50 000F CFA, c’est le montant proposé à des maliens contrairement aux petits billets de 1000 FCFA ou 2000FCFA donnés lors des élections. Ils soutiennent que c’est le plus riche du monde, l’américain Bill Gate et non moins collaborateur de Cheick Modibo Diarra, qui effectuera le financement. Moyennant quoi en contrepartie ? Voilà une question qui mérite d’être posée surtout lorsqu’il s’agit de l’argent venant d’un américain.

La réaction des amis

Dans ce précédent numéro, nous avions évoqué de passage, cette situation qui est en cours à Sikasso. La réaction de certains membres de son staff à Bamako, n’a pas tardé à nous parvenir. « D’où est-ce que vous sortez ces informations. Nous, nous ne sommes pas au courant. Nous allons nous renseigner et vous informer après…» Ce qui est sûr, Waati n’écrit pas dans la légèreté. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, nous n’avons rien reçu de ceux là qui ont promis de prouver le contraire de ce que nous avons écrit.

Par ailleurs, dans nos prochaines parutions, nous reviendrons sur une analyse que nous avions faite, surtout que la voie est plus jamais libre. Rappelons que cette analyse portait sur les hommes et femmes n’ayant pas de formations politiques, mais qui ont des ambitions pour briguer la magistrature suprême en 2012.

La Rédaction

 

 

Mise à jour le Jeudi, 11 Mars 2010 15:13